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 Choix de carrière. [PV Vixen]

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Paul Mills
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MessageSujet: Choix de carrière. [PV Vixen]   Mer 31 Mar - 10:10

Une ruelle crade, en plein centre ville.
Le calme de la nuit était dérangé par la rumeur provenant du Fight Club. Ce soir encore la championne en titre combattait, attirant une foule d'humains venus parier et se repaître d'un spectacle malsain mais jouissif.
Là, à l'arrière de l'établissement, un petit groupe d'individus encapuchonnés attendait sous la pluie battante.

"Dis Paul, t'es sûr qu'elle va sortir par là ?"

Un grognement fut émis par la plus massive des trois silhouettes.

"Mais je croyais que les champions ils sortaient par la grande porte avec leur maître alors..."

"On t'a déjà expliqué Julian : elle fait partie des privilégiés. Une fois son collier remis elle a le droit de se promener seule. C'est presque certain qu'on la verra, alors arrête de faire chier."

Celle qui venait de s'exprimer se vit sauter à la gorge aussi sec.

"D'où je fais chier, hein ? Pour qui tu te prends sale gamine ?! Je vais te..."

Le coup partit, précis, rapide, puissant, fauchant le blondinet pour l'envoyer valdinguer à plusieurs mètres de là, gémissant comme un animal blessé. La jeune femme quant à elle put reprendre son souffle, toussant et crachant. Une main ferme mais douce se posa sur son épaule.

"Ca va Eliot ?"

"Oui...c'est rien, ça va."

Elle se dégagea pour mettre de la distance entre elle et son chef. Il n'avait jamais eu un geste ou un mot de travers à son encontre, mais c'était plus fort qu'elle : elle se méfiait de lui. L'instinct ou une autre connerie du genre sans doute.
Le dénommé Julian de son côté s'était remis debout, ayant finalement l'air de ne s'être pris qu'une petite claque derrière la tête.

"Mais Paul...elle a pas le droit de me causer comme ça : je suis son aîné, on doit le respect aux aînés..."

"Sauf s'ils sont cons comme leurs pieds."

"Alors toi, mais toi je vais t'arracher la langue..."

"Vous allez arrêter tous les deux sinon c'est moi qui vais vous arracher la langue, compris ?"

Le silence se fit immédiatement et le calme revint.

"Eliot, tu vas monter la garde qu'on soit pas dérangés. Julian tu la ferme et tu restes à ta place."

Le grand blond se renfrogna et s'adossa à un mur un peu plus loin alors que la jeune femme disparaissait au bout de la ruelle.
Mills souffla et prit une grande inspiration. Ca puait la mort, le sang et les combats. Il ne connaissait cette odeur que trop bien. En général il évitait soigneusement les abords de cet endroit maudit. Trop de souvenirs ici. Trop de colère...pire, trop de honte et d'humiliations. Un jour il ferait sauter cet endroit. Cet instant marquerait la fin de son combat, mais le moment n'était pas encore venu. Ce soir il était là pour elle, pour parler avec celle qui lui avait succédé sur la première place du podium morbide du Fight Club.
Les éclats de voix provenant du bâtiment changèrent tout à coup : le combat devait être terminé. D'ici quelques minutes la foule allait quitter les lieux par la grande avenue, de l'autre côté. Et si tout se passait comme prévu...

"Dis, ça fait quel effet d'être applaudis ?"

Mills tourna la tête vers son acolyte, une lueur indéchiffrable dans le regard.

"C'est quoi cette question à la con ?"

"Non mais toi t'as combattu ici...je veux dire t'étais le champion, une légende quand même. C'était pas excitant que tous ces abrutis te vénèrent ?"

Un rire étrange s'échappa de la gorge du loup, dévoilant au passage une rangée de dents tellement serrées qu'une ouïe suffisamment fine pouvait les entendre grincer.

"Me "vénèrent" ? Mais qu'est-ce que tu t'imagines ? Les humains nous considèrent comme des animaux sacrifiables. Ce qui les excite c'est de nous voir nous entre-déchirer..."

Il fit quelques pas vers son camarade et se pencha vers lui pour le regarder droit dans les yeux.

"Sais-tu combien de nos frères j'ai dû massacrer de mes mains pour rester en vie et avoir une chance de sortir de là ?"

Tuer les siens. Pour le plaisir de ces raclures. Pour qu'ils puissent se masturber sur des montagnes de cadavres et reprendre leur petite vie bien sous tout rapport au lever du soleil.

"Je suis con Paul, tu le sais, hein ? Oublie, j'ai rien dit..."

Mills leva la main...et lui colla une tape sur l'épaule.

"Je le sais Julian, je le sais..."

Il se détourna de lui et s'installa à quelques mètres de la sortie dérobée qu'ils étaient venus surveiller. Une bonne dizaine de minutes s'écoula dans le calme. Puis les gonds grincèrent, ouvrant le passage à une silhouette ridiculement petite. C'était elle.

"Bonsoir, Vixen."


Dernière édition par Paul Mills le Mer 19 Mai - 18:33, édité 1 fois
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Kristin "Vixen" Fox
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MessageSujet: Re: Choix de carrière. [PV Vixen]   Lun 17 Mai - 0:20

Marilyn Manson - Mutilation is the most sincere form of flattery
    Putain de belle soirée. Franchement, je me referais ça n’importe quand. Qu’on m’en amène, des bêtes à dépecer, ça me fait toujours un bien fou. L’adrénaline, c’est de la vraie dope dans mon sang. Cet espace si réduit, les odeurs des combats de la veille, de la semaine précédente, la sueur des adversaires… C’était un spécial ce soir. Taah m’a fait un cadeau ce soir. Bon … c’est clair qu’il a fait ça pour le public avant de le faire pour moi mais sérieusement … j’aurais pas osé demander mieux. Trois. On était trois dans le stage minuscule. Deux louves et une sangsue. C’était chaud. Je me suis fait croquer l’épaule par la louloute et la chauve-souris m’a arraché quelques poignées de poils. Moi j’ai pris mon pied. J’ai égorgé la vampire sans la tuer, la laissant pantelante le temps que je tue la louve. Pis je suis retournée me régaler des entrailles encore fumante de la morte-vivante. Ça a réjouit tout le monde dans les gradins, ça m’a réjouit moi aussi. Ils m’ont déjà remis mon collier. Ils m’ont fait le remettre alors que j’étais encore dans les tripes de mon adversaire. Ils savent, pourtant, que je ne suis pas très difficile. Pas besoin de prendre toutes ces précautions; je suis pas une sauvage. Je me sauverai pas. Me sauver, ça impliquerait de ne plus remettre les pieds ici. Voir que je serais assez stupide pour lâcher le Fight Club, où on me paie pour me bagarrer, pour aller vivre cachée dans un sous-sol de bar, ou un truc du genre. Non. Ma vie actuelle j’y tiens. Une fois dans la salle de bain, Taah est venu me féliciter. Sans un mot. Il est juste entré et a déposé sur le comptoir une bouteille de gin. Pis il est reparti. Tsé, dans le fond, c’est la moindre des choses ce cadeau, puisqu’avant un combat, on me force à jeûner pendant trois jours. Trois jours sans alcool… ça a le don de me mettre à cran. Ça sera ma première bouteille depuis trois jours. Je la regarde avec un petit sourire, puis je la prends, la cale dans la poche géante de mon pantalon géant pis je me rince les cheveux dans le lavabo. Ils sont plein de sang, tout croûtés. Bah … c’est pas plus grave. J’arrangerai ça tantôt … ou demain, si je m’endors quelque part. Je hausse les épaules. Je peux rentrer. Ou aller faire la faire dans un bar.

    Je pousse la porte arrière du club. Tout de suite, il y a une odeur qui frappe mes narines. Celle d’autres loups. Mon nez frémit et je soupire avec agacement. Cette odeur, je la reconnaitrais n’importe où.

    "Bonsoir, Vixen."


    -Mills …

    Je l’ai pas rencontré souvent ce mec. Mais je connais son odeur parce que quand on m’a donné le rang de championne, j’ai atterrit dans ce qui était sa niche. Il a fallu des mois pour enlever cette odeur fauve. J’imagine que je dois pas non plus avoir une odeur particulièrement délicate … mais quand même. Mon odeur doit être quand même moins tenace que la sienne. Quoi qu’il en soit … les rares fois où j’ai eu affaire à ce type ça s’est pas passé dans la joie et l’harmonie, si vous voyez ce que je veux dire. Et ce soir il est pas tout seul. Il y a un petit blondinet pis une femelle avec lui. Vue ma taille, le mot « petit » n’est pas vraiment le plus approprié… Je les dévisage chacun leur tour. Ils ne se gênent pas pour me fixer, eux-non plus, en plissant le nez. Je dois encore sentir le vampire. Et le sang d’un autre loup. Ma lèvre se retrousse. Mécaniquement, je porte la main à ma poche et en tire la bouteille. Autant en boire tout de suite. Si j’ai à me bagarrer, la bouteille ne survivra pas. Et si j’dois m’en servir comme arme, autant qu’elle soit vide. Moins de gaspillage. J’en prends une longue gorgée.

    -Qu’est-ce que tu m’veux, Paul ? Je croyais avoir été claire, la dernière fois, quand je t’ai fait comprendre que je voulais plus revoir ta sale gueule. En tout cas je vois que t’as compris. T’as amené des amis. C’est pour qu’ils ramassent ton corps après ? Bonne idée.

    Je lui fais un clin d’œil, à ce gros balourd pas content. Faut dire … il doit pas s’être pris des dérouillées très souvent dans sa vie. Et probablement encore moins souvent par une femelle qui fait à peine le tiers de son poids. Non mais eh … Taah, il aurait pas remplacé son champion par n’importe qui !

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MessageSujet: Re: Choix de carrière. [PV Vixen]   Mer 19 Mai - 19:14

Elle puait littéralement, dégageant une odeur fauve mêlée de sang et de mort.
Mills la fixa sans rien dire, attendant qu'elle veuille bien répondre. Ce qu'elle fit après avoir sorti une bouteille d'alcool et bu un long trait au goulot. Toujours aussi dépendante de cette merde...

-Qu’est-ce que tu m’veux, Paul ? Je croyais avoir été claire, la dernière fois, quand je t’ai fait comprendre que je voulais plus revoir ta sale gueule. En tout cas je vois que t’as compris. T’as amené des amis. C’est pour qu’ils ramassent ton corps après ? Bonne idée.

Il ne réagit pas à ses provocations. Bien sûr qu'il se souvenait de la raclée qu'elle lui avait mise. D'autant plus que personne ne l'avait jamais surpassé avant elle. Personne ne l'avait mis à terre comme elle. Et elle en était fière, il le savait, il le sentait. Elle ne s'en cachait pas. Il aurait dû la détester pour ça, la rayer de la carte, la sortir de ses plans, la considérer comme une ennemie et l'éliminer... Officiellement c'était plus ou moins le cas. Mais en réalité il la respectait depuis cet instant. Cette louve pire qu'une chienne, se prostituant aux humains pour de l'alcool avait gagné son respect et son estime à l'instant même ou elle l'avait battu. Pire, à cause de ça il la voulait, la désirait...

"Mais à qui tu crois t'adresser sale chienne ?! Putain Paul, tu la laisse te causer comme ça ? J'vais lui montrer..."

"Julian, va surveiller la rue avec Eliot."

"Mais..."

Un regard suffit pour que le blond s'éloigne en soupirant de quelques mètres. Paul n'avait pas peur pour ce crétin. Non, Julian était à sa façon aussi fou que Vixen et il aurait certainement pu lui faire du mal. Beaucoup de mal. Car le loup avait bien conscience qu'il n'avait qu'un ascendant psychologique sur lui.

"Alors c'est elle Vixen ? Elle est toute petite en fait..."

"Comment il peut se laisser parler comme ça, putain...?"

"Viens par là, ça pue trop je crois que je vais vomir..."

Les deux loups s'éloignèrent de plusieurs mètres en chuchotant.
Mills se concentra sur la louve encore à moitié barbouillée de sang face à lui. Ce côté-là d'elle le dégoûtait : comment pouvait-elle prendre du plaisir à tuer les siens? Comment pouvait-elle aimer sa condition?

"Ne prends pas tes rêves pour la réalité. Je les ai amenés uniquement pour qu'on ne soit pas dérangés, histoire de discuter tranquillement."

Si des humains se pointaient, elle ne risquait rien. Pour lui en revanche ce serait la chasse et tout ce qui s'en suivait. Mieux valait couvrir ses arrières : il était en terrain hostile.

"Tu ne t'es toujours pas lassée de toute cette comédie à ce que je vois. Alors maintenant c'est pour de l'alcool que tu te bats ? A quel degré de pathétique tu comptes t'arrêter ?"

Comment sortir de la merde quelqu'un qui s'y trouvait bien ? C'était tout le problème de cette situation. Il voulait l'arracher à cet endroit pourri. Mais elle aimait ça. Elle en avait fait sa raison de vivre et était trop dérangée pour fonctionner autrement. N'importe qui pouvait comprendre que c'était peine perdue de la raisonner. Malgré tout il s'accrochait. Sans vouloir se l'avouer il donnait aussi dans le pathétique...

"Qu'est-ce que tu crois qu'il feront de toi quand tu leur seras devenue inutile ? Tu penses vraiment qu'ils te réservent une petite retraite dorée dans un appart en centre ville ? Tu serais conne à ce point ? Ou suicidaire peut-être ? Tu te dis que si tu tombes sur plus fort que toi au pire t'y laisseras ta peau et ce sera fini ?"

En trois pas à peine il couvrit les quelques mètres qui les séparaient. Il se pencha légèrement. A présent ils étaient face à face, à quelques centimètres seulement l'un de l'autre.

"Pourquoi tu te vends à ces chiens ? Qu'est-ce que ça t'apporte bordel ?! Tu serais mille fois plus utile à servir la cause. Au lieu de ça tu te donnes en spectacle pour une malheureuse bouteille !"

D'un geste il lui arracha la bouteille en question des mains et l'envoya valser contre le mur. Elle explosa dans un bruit de verre brisé, les éclaboussant légèrement au passage. Paul avait parfaitement conscience de la portée de son geste, de ce qu'il venait de commettre, et de ce que ça représentait pour la louve. La lueur mauvaise qui se mit à briller dans ses yeux vint d'ailleurs confirmer qu'il avait parfaitement réussi à la mettre en colère.
Et quelque part, ça lui faisait plaisir. Même sacrément plaisir.
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MessageSujet: Re: Choix de carrière. [PV Vixen]   Dim 6 Juin - 11:58

HOMMV - Wulfstan

"Tu ne t'es toujours pas lassée de toute cette comédie à ce que je vois. Alors maintenant c'est pour de l'alcool que tu te bats ? A quel degré de pathétique tu comptes t'arrêter ?"

Ben ouais, et alors ? Qu’est-ce ça peut bien lui foutre, à ce gros connard, si j’aime l’alcool ? ça goûte bon, c’est rafraichissant, et en même temps ça vous réchauffe comme c’est pas possible. Ça comble les vides. Et tant que t’as de l’argent, c’est un ami qui te fait jamais faux bond. Quand t’en as besoin, il est toujours là. Et il te demande surtout rien en échange. Je souris. En prends une nouvelle gorgée.

"Qu'est-ce que tu crois qu'il feront de toi quand tu leur seras devenue inutile ? Tu penses vraiment qu'ils te réservent une petite retraite dorée dans un appart en centre ville ? Tu serais conne à ce point ? Ou suicidaire peut-être ? Tu te dis que si tu tombes sur plus fort que toi au pire t'y laisseras ta peau et ce sera fini ?"

Je le regarde s’approcher. Parce que tu penses qu’une petite retraite dorée c’est ce qui m’intéresse ? T’es malade, mon gros loup. Moi, je veux mourir dans l’action. L’action, c’est au Fight Club que je la retrouve. Moi je veux crever en me battant pour ma vie. Je veux pas crever gentiment dans mon sommeil. Je suis pas tarée. Je sais bien que le jour où je serai plus bonne à rien, ils me feront pas de cadeau. Ils vont me ficher dans une arène avec quelqu’un de plus fort que moi et la sélection naturelle va faire son œuvre. Je vais mourir dans le sang, les tripes à l’air et les hurlements de la foule dans les oreilles.

"Pourquoi tu te vends à ces chiens ? Qu'est-ce que ça t'apporte bordel ?! Tu serais mille fois plus utile à servir la cause. Au lieu de ça tu te donnes en spectacle pour une malheureuse bouteille !"

La cause ! Quelle cause ? J’en ai pas, moi, de cause. Paul s’en est inventé une. C’est pas notre moment pour régner. Je me suis faite à l’idée. J’adopte la philosophie de vivre le mieux possible dans les conditions offertes. C’est ce que je fais. J’ai tout ce que je veux en échange de ma vie, mise à prix environ une fois par semaine. Paul est juste devant moi. Il s’empara de la bouteille que je portais à nouveau à mes lèvres et l’envoya se fracasser sur le sol. Le tintement du verre brisé est comme une onde de choc dans mon corps. J’ai un mouvement naturel qui me fait se tourner vers l’objet de mon désir, détruit contre le mur. Je lutte contre le mouvement de mon corps qui voudrait se précipiter sur le mur et lécher l’alcool qui en coule. Je me retiens à deux bras pour ne pas le faire. Pas devant Paul. Pas devant ce sale connard qui se croit supérieur à moi juste parce qu’il a des idéaux. J’en ai pas, moi ! Je n’ai pas espoir en un monde meilleur. Je ne crois plus en rien depuis que mon clan, a été décimé sous mes yeux, depuis qu’on m’a enfermée dans une cage. Pour moi, le bon Dieu, il était mort. S’il y avait un bon Dieu, ce serait Taah. Il m’a sortie de ma cage minuscule pour faire de moi ce que je suis aujourd’hui. C’est peut-être pas grand-chose. Mais je ne peux pas oser espérer mieux. Je réussis à récupérer mon mouvement. Au lieu de bondir sur le mur, je bondis en l’air, m’agrippe à Paul et le secoue comme un prunier. J’ai les pieds sur sa poitrine et je lui enfonce mes ongles longs dans les épaules. C’est une posture complètement animale, pas humaine du tout. Mais je ne peux pas se transformer, avec ce collier. C’est l’attitude d’un loup qui saute à la gorge d’un homme pour le mettre hors d’état de nuire. Mais il me manque les crocs, la fourrure et les griffes pour que ce soit crédible. Je grogne, écume de colère.

-T’as pas le droit ! T’as pas le droit ! que je lui crie. Pourquoi tu t’acharnes sur moi ? Laisse-moi tranquille, putain ! J'irai pas, avec toi ! J'irai pas !

Je le secoue jusqu’à ce que tous les deux on tombe à terre. À nouveau j’ai cette envie. Celle de ramper jusqu’au mur et de lécher l’alcool que je pourrai trouver. Mais je m’accroche à Paul pour ne pas m’humilier encore plus.

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MessageSujet: Re: Choix de carrière. [PV Vixen]   Lun 14 Juin - 8:06

Exactement comme il s'y attendait elle lui sauta à la gorge.

-T’as pas le droit ! T’as pas le droit ! Pourquoi tu t’acharnes sur moi ? Laisse-moi tranquille, putain ! J'irai pas, avec toi ! J'irai pas !

Elle voulait l'écharper. Elle en crevait d'envie. Mais elle ne pouvait pas : son collier l'en empêchait. Et ça, Paul le savait parfaitement. Il voulait qu'elle ressente cette frustration. Qu'elle réalise, même pour quelques millièmes de secondes, ce qu'elle avait perdu : sa liberté.
Derrière sa colère, ses coups, son agitation, il la sentait tremblante. Tout ça à cause d'une simple bouteille d'alcool. Il la saisit par le cou, sans chercher à la repousser ou à l'étrangler, se contentant simplement de la tenir, de la toucher, et lui sourit sans aucune joie.

"Mais je compte pas t'obliger à me suivre, je suis juste venu discuter."

Le regard qu'elle lui jetait, enfiévré par la haine et l'alcool, était à la fois pathétique et attendrissant. Putain il fallait vraiment qu'il se ressaisisse : s'il se laissait avoir il courait à sa perte.
Resserrant sa prise il la repoussa sans ménagement, remettant entre eux une distance saine - c'est à dire d'un bon mètre minimum.

"A quoi ça rime de me sauter dessus comme ça, Vixen ? Tu es tenue en laisse comme un vulgaire clébard. Ils t'ont mis une muselière et limé les griffes. Si tu veux me faire la peau il faudra plus que ça."

Il retira son pardessus et le laissa tomber à terre, se retrouvant en débardeur sous la pluie battante. D'un air méprisant il pointa sa gorge.

"Ca fait longtemps que je ne porte plus de collier, tu l'as oublié ? Le combat serait inégal, petite."

Mais il avait beau dire ça, il ne se permettrait jamais de se transformer pour la combattre alors qu'elle était sous entraves. Ca aurait été totalement déloyal. Le seul combat qu'ils avaient d'ailleurs eu, celui pendant lequel Vixen avait surpassé toutes ses espérances, s'était déroulé sans collier. C'était lors de leur première rencontre. Ou plus exactement la fois où il l'avait enlevée, croyant la sauver malgré ses protestations. Il lui avait ôté son collier. Et elle lui avait sauté à la gorge sans aucune pitié pour ensuite se sauver après avoir gagné de justesse.

"Et vu que tu as envie de garder le tien, autant rester calme et parler tranquillement, tu ne crois pas ?"

Faux jeton.
Il l'avait mise en colère délibérément. Et c'était autant par enseignement que par sadisme qu'il voulait qu'elle se débatte avec ses idées contradictoires. Qu'elle se sente prisonnière, frustrée, enchaînée. Il avait tenté plusieurs approches jusqu'à maintenant. Pourquoi ne pas la pousser à bout et voir ce qu'il se passerait ?
Les yeux de la louve étaient irrésistiblement attirés par la flaque encore présente à l'endroit où Mills avait fracassé la bouteille. Mais la pluie était en train de balayer petit à petit le précieux liquide, l'emportant avec elle dans les égouts. Cela devait être un véritable déchirement pour la jeune femme, alcoolique comme elle l'était. Comment avait-elle pu tomber aussi bas ?
Le loup croisa les bras sur sa poitrine, l'observant avec une lueur indéchiffrable dans le regard. Elle le troublait, dans les deux sens du terme. Il avait autant envie de la frapper que de la serrer dans ses bras. Elle le mettait hors de lui, lui donnait envie de vomir, et pourtant. Pourtant il voulait la garder pour lui, la reprendre aux humains qui avaient semblait-il réussi à lui laver le cerveau.

"Si t'étais si sure que ta vie te conviens tu boirais pas autant. Pourquoi pas en finir directement à ce compte-là ? A moins que tu sois maso, c'est ça ?"

Il fit un pas, puis deux. Il venait de rentrer à nouveau dans l'espace vital de Vixen et il savait pertinemment qu'elle ne le tolérait pas. Au fur et à mesure de leurs rencontres, qui finalement ne se résumaient qu'à deux ou trois fois, la jeune femme semblait avoir développé une sorte de paranoïa vis-à-vis de Mills. Même si dans un certain sens elle avait raison : il la poursuivait d'une certaine façon.

"Je peux tout à fait te rendre ce genre de service si tu me le demandes gentiment..."

Le rire qui accompagna sa remarque était blanc, froid. Paul n'avait jamais su rire, on ne le lu avait pas appris. Alors ce qu'il pouvait sortir de mieux ressemblait généralement à un son guttural, grognement vague dénué de toute joie. La seule chose s'apparentant à de l'humour dans l'univers du loup était une sorte de cynisme mêlé d'ironie. Il ne pouvait pas aller au-delà tout simplement parce qu'il ne pouvait pas.
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MessageSujet: Re: Choix de carrière. [PV Vixen]   Ven 25 Juin - 10:26

Marilyn Manson - Are you the Rabbit ?

    Pas m’obliger à te suivre, je vais t’en faire. Je me souviens bien de la dernière fois. Tu dois t’en souvenir aussi; on n’avait pas vraiment apprécié l’expérience ni l’un ni l’autre. Après m’avoir tenue immobile, il me repousse plus loin. Aussitôt, je me sens mieux. Je n’aime pas quand ce gros type met les pieds dans mon espace et je n’aime même pas mettre les pieds dans son espace. Je privilégie les situations où nous nous trouvons loin l’un de l’autre.

    "A quoi ça rime de me sauter dessus comme ça, Vixen ? Tu es tenue en laisse comme un vulgaire clébard. Ils t'ont mis une muselière et limé les griffes. Si tu veux me faire la peau il faudra plus que ça."

    Je peux bien m’en passer, de t’faire la peau, sale type. C’est pas dans mes priorités. Ce qui m’importe, c’est qu’en limant mes griffes, ils me traitent aux petits oignons, si on peu appeler ça comme ça. Et la muselière … qu’est-ce que j’en ai à chier. C’est sûr que si je pouvais me battre tous les soirs je le ferais. J’imagine que je finirais par devenir blasée de tout ça, mais c’est pas le cas maintenant alors je m’en branle de ce qui pourrait être. J’aime pas les phrases qui commencent pas un « si ». Moi je vis dans le moment. Mills enlève son manteau. Je lève les yeux au ciel. Ces gros tas de muscles … toujours besoin de les exhiber. Je grimace puis reporte malgré moi mon attention sur lui quand il me parle de son collier. Ouais, t’en as plus, et alors ? Parler tranquillement, c’est pas vraiment mon truc. T’as déjà du le remarquer, mais je suis pas très douée, pour la discussion.


    "Si t'étais si sure que ta vie te conviens tu boirais pas autant. Pourquoi pas en finir directement à ce compte-là ? A moins que tu sois maso, c'est ça ?"

    Je grimace encore alors qu’il s’approche de moi. Pouvait pas rester dans son trou, ce connard ?

    "Je peux tout à fait te rendre ce genre de service si tu me le demandes gentiment..."

    -T’aimerais ben trop ça, gros vicieux. Mais t’as déjà du remarquer que c’est pas mon genre de me coucher et d’attendre la mort.

    Une pensée me traverse l’esprit. En fait, c’est pas la première fois que je pense à ça. Ça m’arrive dans les rares moments où je suis lucide, où je n’ai pas trop bu. Ce soir j’ai bu, mais pas assez. Et je suis trop ennuyée par monsieur Muscles pour laisser ma tête s’embrumer plus qu’elle ne l’est. Il est près de moi, je lui enfonce mon index dans la poitrine. Enfin … enfoncer c’est un bien grand mot. Poitrine aussi, si on considère que je lui arrive un peu en bas des pectoraux. Mais je lève les yeux et je fixe ses petits yeux mauvais.

    -En fait ça t’arrangerait, que je disparaisse, c’est pas vrai ? Je fais tache dans ton petit monde d’activiste bidon. Je devrais être comme toi, révoltée contre ce qui nous arrive. Après tout je suis une pure, je suis née pour la force et la liberté, sauf que je me laisse amadouer par les hommes, nous bourreaux comme tu les appelles. Ouais, c’est des salauds. Ouais, ils ont détruit tout ce que j’avais et maintenant je les divertis en mettant ma tête sur le billot. Je corresponds pas à ton idéal, à l’idée que tu te fais de nous. Tu voudrais que je disparaisse parce que je suis tout le contraire de ce que tu défends et que j’enlève de la crédibilité à tes beaux grands idéaux de pelleteur de nuages.

    Je secoue la tête, me passe la main dans mes cheveux excessivement emmêlés. J’émets un petit ricanement.

    -Je vais te dire un truc, mon vieux. Ta petite bande et toi, vous changerez rien du tout. Tout ce que vous faites, c’est agiter les bras dans le vide en criant au scandale. Notre race l’a eu, son moment de gloire, son époque pleine de lumière. Et si t’as bien lu tes livres d’histoire, tu sauras qu’on a pas vraiment été plus nobles que les hommes le sont aujourd'hui. Mais cette époque, elle est passée. Ça reviendra un jour, ça je le sais. Mais j’aurai rien à voir dans ce changement. Et toi non plus. Je me fais pas d’illusions. Ma condition, c’est la meilleure si on considère que toutes les autres sont encore plus pourries. Tu peux oublier l’idée : je cracherai pas là-dessus.

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MessageSujet: Re: Choix de carrière. [PV Vixen]   Mar 10 Aoû - 13:23

-En fait ça t’arrangerait, que je disparaisse, c’est pas vrai ?

*C'est ce que tu crois...*

-Je fais tache dans ton petit monde d’activiste bidon. Je devrais être comme toi, révoltée contre ce qui nous arrive...

*...révoltée tu l'es déjà...*

-Après tout je suis une pure, je suis née pour la force et la liberté, sauf que je me laisse amadouer par les hommes, nous bourreaux comme tu les appelles. Ouais, c’est des salauds. Ouais, ils ont détruit tout ce que j’avais et maintenant je les divertis en mettant ma tête sur le billot.

*...tu te hais donc à ce point...*

-Je corresponds pas à ton idéal, à l’idée que tu te fais de nous. Tu voudrais que je disparaisse parce que je suis tout le contraire de ce que tu défends et que j’enlève de la crédibilité à tes beaux grands idéaux de pelleteur de nuages.

*...si seulement.*

Elle était tellement loin de la vérité. En même temps il aurait été difficile de lui reprocher quoi que ce soit : les autres voyaient en lui seulement ce qu'il voulait leur montrer. Et il y réussissait parfaitement. Sauf avec Eliot, à cause de son foutu instinct. Sauf avec Lullaby, cette saloperie de tordeuse d'esprit. Elles savaient qu'il cachait ses pulsions sous de grands idéaux. Cette rage qu'il ne pouvait contenir. Cette haine qu'il devait diriger sur n'importe quoi, n'importe qui, pourvu qu'il ne se l'inflige pas à lui-même. Ne pas s'auto-détruire, ne pas devenir comme elle...Vixen.

Elle continuait à lui hurler dessus, crachant ses explication comme autant de vomissements. Elle était malade, rien de plus, rien de moins.
Il avait de plus en plus de mal à rester calme. Brusquement il lui agrippa les poignets et la fit reculer pour la plaquer contre le mur de la ruelle. Son regard brillait d'une lueur mauvaise. Mills venait de ranger les amabilités au placard. Elle le prenait sur ce ton ? Très bien.

« Ecoute-moi bien espèce d'idiote, si j'avais voulu que tu disparaisse, tu ne serais déjà plus qu'un pauvre tas d'entrailles bouffées par les rats. »

Son visage était si près de celui de la louve qu'elle devait sentir le souffle accompagnant chacun de ses mots, qu'il détachait avec soin.

« Je ne suis pas un gentil toutou, et encore moins un héros. Regarde-toi. Tu crois vraiment faire le poids, là, dans ta situation ? »

S'était-elle ne serait-ce qu'une seule fois posé la question ? Etait-elle à ce point naïve ? Ou bien son cerveau était-il déjà trop pourri par l'alcool ?

« Tu crois peut-être que je t'épargne pour le plaisir de venir te raisonner ? Pour t'exposer mes grandes théories ? Je suis pas partisan des grands discours au cas où tu l'aurais pas compris. »

« Euh, Paul... »

« QUOI ?! »

Le blond fit un bond en arrière, visiblement terrifié. Le visage de Mills n'avait plus rien d'humain. Il s'était transformé sur le coup, spontanément. Il était furieux.
Julian leva les mains en signe d'apaisement, baissant le regard. Paul se calma et revint à son état normal.

« Quoi ? »

« Il y a du monde qui débarque, on devrait pas rester ici. Enfin, je veux dire... »

« Ca va, j'ai compris. »

Le loup se retourna de nouveau vers Vixen, qui le fixait avec des yeux ronds, sans piper mot. Réalisant qu'il la tenait toujours, il la libéra et recula de quelques pas.

« Essaies de cuver et réfléchis cinq minutes. »

Se baissant, il ramassa son manteau et rabattit la capuche sur son visage. Seule la lueur étrange émise par ses yeux était encore visible.

« On aura une autre conversation. C'est autant une promesse qu'une menace. »

Eliot arriva en courant.

« Paul, il faut qu'on y aille. »

Il ne répondit rien, hocha la tête, et la suivit quelques mètres plus loin. Julian soulevait une plaque d'égouts. La louve se faufila par l'ouverture, le blond à sa suite. Mills jeta un dernier regard à Vixen et disparut.
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Choix de carrière. [PV Vixen]
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