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 Quand la nuit tombe et que les flamme s'allument

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Doigt de Fée (Alex Funke)

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MessageSujet: Quand la nuit tombe et que les flamme s'allument   Ven 6 Aoû - 19:45

Ce soir, ce sera sur cette place.
Juste devant la sortie métro, sur la place où tout le monde passe car elle mène aux rues marchande, et plus encore au centre : j'ai plutôt mes chance.

Les gens vont et viennent, peu font attention à moi. Pour le moment, ce n'ai pas tellement un problème.
Je laisse mes sacs en pleins milieu, à mes pieds. De mes épaules chutent un sac du genre marin, un baluchon qui tomba un bruit un peu étonnée, puis un autre que je pose le sol le plus délicatement du monde, un long sac qui mesure presque un mètre soixante, une sorte de grand tube avec une sangle pour le mettre en bandoulière. À l'intérieur, des trésors attendent tranquillement leurs heures.
Du baluchon, je sors une longue corde dont je me sers pour faire un grand cercle autour de moi de dix mètre de diamètre pour la sécurité. Maintenant, les passants commencent à me regarder, un ou deux s'arrêtent. L'ambiance commence à s'installer d'elle même, cool, je n'aurais pas besoin de faire une longue présentation.
Du même sac, je sors une grosse boite de converse, une bouteille en plastique, je les poussent un peu plus loin puis je retire du tas de tissus presque plat une vieille radio dans lequel j'insère une carte mémoire, avec toutes les musiques du spectacle. Le voyant s'allume, une musique un peu rock mais pas encore trop rapide en sort. C'est juste pour attirer les gens, le temps que je finisse de tout préparer. J'ai exactement trois minutes trente pour être prêt.
Sans un regard pour ceux qui commence à s'agglutiner autour de moi, je sors une nouvelle boite de converse que je pose bien en avant, pour la fin du spectacle. Pas trop non plus, faut que j'ai un œil dessus.
Puis je renverse mon sac par terre pour faire sortir les derniers machins. Des chaines aux extrémités desquelles se trouvent comme des boules de tissus, ça c'est mes bolas. Des torche tombent aussi, manquant de m'écraser mon pieds puis je laisse tout par terre.
Je m'approche de ma radio, pose mon sac vide dessus pour la protéger puis reporte mon attention sur la bouteille et la boite en fer. Avec précaution je verse le liquide brillant de la bouteille dans le gros récipient. Une fois fini, je plonge mes bolas dedans, les laisse le temps d'immerger mes torches. Sur le sols, j'allonge les deux chaines, aux côtés desquelles je pose mes quatre torches. Première partie faites, il me reste deux minutes.

« J'suis rapide ce soir, » ai-je pensé en attrapant le long sac.

Avec mille précaution, j'en ai sorti un long bâton d'à peut-être un mètre soixante cinq, l'ai plongé à son tour dans la boite en fer. Les deux mèches commencent à briller sous la lumière des lampadaires. Satisfait, je le pose à côté de mes autres instruments, reverse le liquide dans la bouteille, balance celle-ci et la boite de converse dans le sac sur la radio.
Et enfin je me tourne vers mon public.
Ils sont une petite centaine à me suivre des yeux, intrigué. Dans la foule, des vieux, des jeunes, des enfants suivant leurs mères. Je vois un lycan dans le tas avec autour de son cou un collier, celui qu'on utilise pour les asservir comme des chiens. Son maitre tient sa chaine d'argent dans sa main, un vieux bourge.

« S'il n'y avait pas d'alarme dans le coin et que je savais que je ne me ferais pas prendre, je te ferais griller sur place, »pense-je en le foudroyant du regard. La pénombre cache mon geste.

Les alarmes, je le sens pour avoir déjà donné un spectacle ici et avoir laissé mon pouvoir aller. J'ai du courir pendant une heure avant de pouvoir me cacher. Et j'ai failli laisser mon matos. Et ça, plus question. Non ce soir, il auras droit à un spectacle normal. Je lance, bien malgré moi un regard au lycan, une jeune fille aux longs cheveux noirs.

- Je suis désolé, je murmure, à peine.

Si une personne m'a entendu dans l'assemblé, ça ne peut être qu'elle, ou tout autre créature non-humaines qui a tendu l'oreille. Enfin je reviens à la réalité, ils attendent tous, je les regarde puis lance, d'une fois sure

- Qui n'as pas peur du feu ?!

Tous se regardent puis certains lèvent la main, comme à l'école. Je ris presque intérieurement puis relance :

- Eh bien, vous avez tort ! Il faut en avoir peur, sinon il vous dévorera tout cru en ne laissant que les os.

Certains rient, se donnent des coup de coude. Ils ont apprécié, on peut continuer. Je fais semblait de fouillé mes poches, sort un élastique avec lequel j'attache mes cheveux puis reprend ma fouille, en prenant un air penaud :

- Qui aurait un briquet ? Demande-je, avec un air embarrassé.

Une jeune fille me tend l'objet, je lui prend en posant sur sa main un doux baiser, son petit ami me jette un coup d'œil froid. Ça va, c'est de la comédie, j'ai le mien dans ma poche mais c'est plus drôle comme ça. Je m'approche de mon bâton, allume les deux mèches qui s'embrasent en crépitant puis je m'adresse à la femme :

- Pour vous milady, de la part d'un très humble saltimbanque..

Je fais tourner le staff sur lui-même à une vitesse impressionnant, il s'envole dans les air, plat, une longue trainée de feu suit le mouvement de chaque mèche. Et je le réceptionne dans ma main sans peine. Tous eurent le souffle coupé, sentant le feu les chauffer tant ils étaient proche.

- Pour votre sécurité, n'allez pas plus loin que la corde.

Je fais un tour avec mon bâton, pour les inciter à reculer. Tous obéissent. Et enfin, je peux commencer le spectacle. La musique commence à changer, je me place, la chorégraphie me passe en tête et je m'exécute. Mon bâton tourne, tourne, on ne le distingue plus, juste un cercle lumineux. Je le fais passer derrière, le lance, lui fait faire des rond dans le dos. Mes bras sont si fluide, mes poignets si agiles. Je me laisse emporter par la danse, me retrouve coincé au milieu de ma cage de feu, comme prisonnier mais prisonnier heureux. La musique ralenti, le Cardan est presque fini de s'évaporer, il ne reste que des petites flammes sur mon bâton. Je me stoppe et hurle en lançant mon bâton en l'air, si haut :

- Ce soir, Doigt de Fée vous offre son monde ! Son univers enflammé !

Je fais deux tours sur moi-même, tombe à genoux, tend la main, le bâton s'y réceptionne, les mèches éteintes laissent échapper des fins filets de fumée. Je me relève et m'incline. Tous applaudissent, j'entends même des sifflements.
Après qu'ils eurent fini, j'attrape mes bolas et le spectacle reprends. C'est tellement beau dans la nuit les bolas, comme des boules de feu. J'ai presque l'impression d'utiliser mon pouvoir, pour de vrai.
Elles aussi s'éteignent et je le lance par terre pour m'emparer de mes torches, Je fais d'abord avec trois, enchainant les figures les plus incroyable avant de prendre les quatre. Même chose, des figures qui se suivent, toute plus bizarre les unes que les autres.
Pour le grand final, j'en lance une de toute mes forces, fait une roulade avec les trois autres dans la main, me plante devant la jeune femme à qui appartient le briquet. Elle pousse un cri quand je rattrape la massue à quelques centimètre de son visage. Je les posent par terre derrière moi pour lui rendre l'objet. Elle bafouille un merci puis des applaudissements retentissent à nouveau. J'éteins mes massues en les couvrant de mon sac, en faisant gaffe qu'il ne brûle pas.
Puis je passe avec ma boite en conserve. Les pièces tintent, avec la foule, je pense bien pouvoir avoir de quoi me payer à manger, j'ai vraiment l'estomac dans les talons.
Et tous partent, certains me lancent des regards admiratifs avant de disparaître. D'autre me font un signe de la main mais une personne reste. Mon regard l'observe, elle n'est pas comme la foule, je ne suis pas sûre qu'elle ai vraiment regardé le spectacle, pas comme les autres. Ses yeux regardent mes instruments à terre, ceux qui fument encore. Je jette un regard aux alentour, plus personne. Je fous en bazar mon matos dans mes sac, ça me prend trente secondes et je pose le grand sacen bandoulière sur mon épaule et l'autre sur l'autre. J'ai une grosse croix qui traverse mon torce, certain disent que ça fait ridicule mais je m'en fou. Lui est toujours là, tantôt à regarder le sol, tantôt à me regarder. Je m'approche de lui, après avoir vérifié que je n'avais rien laissé

- Je peux t'aider ?
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Patrics Meadows

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MessageSujet: Re: Quand la nuit tombe et que les flamme s'allument   Ven 20 Aoû - 15:26

    - Qui n'a pas peur du feu ?!

    C’était une phrase toute simple. Le genre de phrase qu’un badaud utilise pour attirer les gens vers son pittoresque spectacle de rue. Si on ne s’arrêtait pas, on allait quand même, par principe, balancer une pièce ou deux dans le chapeau de l’artiste. Mais ces gens se faisaient rares, et le public n’était jamais très nombreux. Ici, les gens étaient toujours pressés. On n’avait pas le temps de s’arrêter. Et encore, on traînait si peu d’argent comptant sur soi qu’il aurait été loufoque de simplement penser à en jeter à un itinérant. Aussi lui lancer sa carte de crédit. Patrics lança un regard rapide vers l’attroupement, puis s’arrêta. C’était par principe. S’il avait été plus jeune, avec ses parents, et que ceux-ci aient été toujours en vie, cela allait de soi, ils l’auraient tiré par la manche en lui disant que ce n’était pas un spectacle plaisant à regarder. Ses parents avaient toujours eu horreur de ce qui sentait la pauvreté. Les spectacles de rue faisaient partie de cette catégorie, de ce déchet qu’était la plèbe. Ils avaient toujours préféré les spectacles qui avaient coûté si chers à produire qu’il était impossible ou presque de se procurer des billets par la suite pour y assister. Ils avaient financé nombre de ces spectacles en échange d’une partie des recettes. Ça les avait toujours bien servis. Ils étaient morts riches. Et sans avoir rien vu de ce que la vie avait de plus simple et de plus beau à leur offrir. Patrics s’était éloigné de cet univers dès qu’il l’avait pu. La richesse de ses parents lui faisait horreur. Il était allé étudier dans une université paumée, en sciences humaines pas de maths, diplôme qui ne vous mène absolument à rien parce que personne, dans ce programme, ne sait ce qu’il veut faire plus tard. Même les responsables du programme n’ont pas trop l’air de savoir ce qu’ils font. Il avait essayé de taire le plus possible ses liens avec sa famille. Il avait réussi à s’intégrer à cette bande de ploucs sans avenir. Il serait demeuré un plouc sans avenir s’il n’avait pas hérité de cette somme astronomique, quelques semaines plus tôt. Famille de malheur; même morte elle continuait à lui pourrir la vie. C’était forcément une malédiction. Quand on ne veut pas quelque chose, cette chose nous colle à la peau. Et ce que l’on désire nous glisse immanquablement entre les doigts.

    Il y avait sur la place une petite foule rassemblée. Il n’apercevait pas la cause de l’attroupement, d’ici. Mais comme c’était le soir, et que la voix en était une de bonimenteur, il se dit qu’il devait probablement s’agir d’une petite animation de rue. « Eh bien, vous avez tort ! Il faut en avoir peur, sinon il vous dévorera tout cru en ne laissant que les os. » Patrics n’avait jamais eu peur du feu. Pire que cela, il aimait bien se brûler. Cela donnait un petit quelque chose d’incandescent à sa vie, alors que tout le monde le connaissant pouvait deviner qu’il n’en était rien. Il avait une vie parfaitement misérable mais s’y complaisait. Il n’était pas malheureux, au contraire. Mais son train de vie n’aurait pas satisfait grand-monde, à cette époque. Manque d’action. Manque de fantaisie. Patrics aimait vivre pour le simple fait de vivre. Se lever le matin, aller faire son marché, aller travailler en après-midi, revenir le soir et lire un bon livre, c’était tout ce qu’il lui fallait pour être heureux. Pas de copine, pas d’ennuis. Juste, le train-train quotidien. Rien de trop demandant, rien de trop élaboré. La simplicité même. Personne ne l’appelait jamais, sauf depuis deux semaines. Sa boîte de messagerie était pleine de demandes de la part des employés de la compagnie. Il les laissait sans réponse et s’occupait d’autre chose. Comme c’est lui qui gérait les coffres, à présent, il ne tarderait pas à voir rebondir ses actionnaires directement à sa porte. Jusque là, il pouvait bien les laisser poireauter un peu. Il décida de s’approcher. Voir un spectacle lui ferait sans doute du bien, l’empêcherait de penser à cette maudite compagnie qu’il n’avait aucune envie de mener. Une compagnie qui exploitait les pauvres … il ne voulait pas participer à ça. Il avait besoin de trouver une idée pour renverser la vapeur, pour inverser le cours de ce que ses parents avaient bien pris soin de démarrer en pensant que rien n’en viendrait jamais à bout. Patrics en viendrait à bout. Il ne savait pas trop comment. Aucune idée en fait. Mais il y parviendrait. Ce soir, il prendrait un peu de bon temps. Malheureusement, suivant la tendance actuelle, il n’avait pas d’argent dans ses poches. Seulement cet immonde chéquier et un stylo. Enfin … il verrait ce qu’il en ferait.

    - Ce soir, Doigt de Fée vous offre son monde ! Son univers enflammé ! hurlait un homme en tenant un bâton haut dans les airs.

    En voilà un qui ne se prend pas pour un deux de pic, songea Patrics. Il devait savoir ce qu’il faisait. Et puis il avait entendu des applaudissements, ce qui signifiait que ce qui s’était fait jusqu’à maintenant avait satisfait la foule. Il se trouva un bout de trottoir et s’y installa pour regarder le reste de la représentation. Un manieur de feu. C’était diablement excitant, habituellement. De nos jours, alors que l’homme avait absolument tout dompté, le feu restait un élément très instable, effrayant pour beaucoup. Patrics regardait les flammes, et celles-ci se reflétaient dans ses yeux captivés. Il regardait le feu, et non pas le spectacle. Il regardait la puissance qui se dégageait des mouvements de la flamme, et non pas l’homme qui les faisait danser. Quand le spectacle prit fin et que les dernières volutes de fumée s’élevèrent des torches maintenant éteintes, il leva enfin les yeux vers l’artiste, un saltimbanque comme tous les autres en apparence. Il le regarda passer devant la foule pour récolter quelques pièces de monnaie. Comme Patrics le pensait, tous n’avaient pas de pièces sur eux et affichaient des airs faussement désolés de gens qui n’avaient pas prévu de s’arrêter là ce soir. En fait, ne pas donner de leur argent les arrangeait bien. Patrics émit un petit grincement de dents. Ce genre de personnes l’insupportait. Comme bien des choses en fait.

    - Je peux t'aider ?

    L’artiste s’était approché en silence, Patrics l’avait observé venir. Sa démarche, sa silhouette, son regard. Le genre de types qui ne passerait pas inaperçu mais étrangement, Patrics avait l’impression que s’il le croisait dans la rue, il ne lui accorderait pas le moindre regard. Et ce devait être le cas de tout le monde.

    -Non, je ne pense pas.

    Il ne souriait pas. Il en fallait beaucoup pour arracher un sourire à cet homme blasé par tout. Il croyait pouvoir affirmer que d’avoir revu Kami, la petite fille qu’il gardait étant adolescent, l’avait fait étirer les lèvres, mais il n’aurait pas pu le jurer. En tout cas, il en était content. Ça il en était sûr. Il avait été même plus que content de lui signer ce chèque astronomique pour qu’elle puisse mener son laboratoire sans se tourmenter pour un bon moment. Un des messages sur son répondeur parlait justement d’une somme d’argent monstrueuse versée à une cliente qui avait été barrée de la liste de celle de ses parents. Scandale.

    -Vous étiez vraiment excellent. Franchement, vous devez vous entraîner depuis très longtemps pour avoir une aussi bonne maîtrise du feu.

    Et il le pensait vraiment. Ce talent était rare. Autant encourager ceux qui le cultivaient avec tant d’ardeur. Il enfonça les mains dans ses poches et rencontra son chéquier. Il laissa là sa main. Oui … Autant l’encourager à continuer dans cette voie.

    -Je n’ai pas d’argent sur moi. J’espère que vous prenez les chèques.

    Peu d’artistes de rue avaient le profil pour avoir un compte dans une banque. Celles-ci, comme l’entreprise de ses parents, triaient leurs clients sur le volet. Quelqu’un aurait pu croire qu’il proposait ce chèque en sachant très bien qu’il serait refusé. Mais non. Il l’offrait vraiment, de gaieté de cœur. Si cet état existait chez lui. Donner à ceux qui en avaient besoin, c’était ce qui lui plaisait … S’il pouvait démanteler la compagnie et tout distribuer dans toutes les directions … ça serait fabuleux. En tout cas, il ne partirait pas de cette place sans avoir donné au moins quelque chose à cet artiste.

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MessageSujet: Re: Quand la nuit tombe et que les flamme s'allument   Jeu 26 Aoû - 11:13

Il est drôle.
J'en vois souvent, des gens qui veulent me voir à la fin. Des jeunes hommes qui veulent apprendre mon secret, d'autre filles qui veulent me féliciter ou encore des mères qui viennent me crier dessus parce que j'ai traumatisé leurs sales gosses.
Par contre, des comme lui, jamais.
Son expression, j'arrive pas à lui définir une précise. Je dirais qu'il n'en a pas en fait. Il me fixe, sans rien dire, ses yeux sont vides. À croire qu'il ne vit pas vraiment. Il semblait en suspend dans le temps. Lorsque je lui demande si je peux l'aider, il me répond d'une voix lasse :

-Non, je ne pense pas.

Et là non plus, pas de changements. C'était un robot ou quoi ? Ça me fait encore plus sourire de le voir, si penaud. Alors si je ne peux pas t'aider, qu'est ce que tu attends en fait ? J'ai envie de lui demander mais il reprends avant que j'ouvre la bouche.

-Vous étiez vraiment excellent, poursuit-il sur le même ton neutre. Franchement, vous devez vous entraîner depuis très longtemps pour avoir une aussi bonne maîtrise du feu.

-A mon niveau, c'est plus de l'entrainement, c'est du perfectionnement. J'en fais depuis toujours. Que ce soit du jonglage, ou du feu ... mais c'est très gentil à vous.

On me l'a souvent dit, ça que mon spectacle est bon. Mais comme à chaque fois ça me fait plaisir. De sa part en plus ça m'a l'air plus important. Il tourna son regard vers sa poche et sortit une sorte de petit carnet.

-Je n’ai pas d’argent sur moi. J’espère que vous prenez les chèques.

Bien que cette proposition aurait du me faire mourir de rire, elle me glace le sang. A-t-il compris qui je suis ? Sait-il que je ne suis pas humains. Aucune créature ne peut avoir un compte, même certains humains n'ont pas ce privilège. Mais là, est-ce un piège, Darius serais derrière le coup ? Aurais-t-il cherché à retrouver le sale élémentaliste qui lui a échappé avant. Peut être que je suis totalement en train de paranoïaquer. Cependant, quand on vit pourchasser par tous, on ne croie pas aux coïncidente, et encore moins à la chance. Ma main se pose par réflexe à ma ceinture, mes doigts effleurent le fourreau en cuir. À la seconde ou je vois sa sale tignasse blond, je le plante !
Mon regard se pose partout autour de moi, effrayé.
Une mamie rentre, un sac plein à la main.
Un jeune homme s'arrête sur la place et une fille se jette dans ses bras.
D'autres en costard rentrent de leurs jobs.
Pas d'hommes d'arme, pas de tignasse. Il n'est pas ici. Je détends, juste assez pour sentir mes épaules. Mon regard envers cette personne maintenant est carrément suspect. Et je ne peux pas utiliser mon pouvoir, pas ici. Si Darius ou son Commando débarque, je n'ai rien pour me défendre à part mon pouvoir avec ma dague. Ça ne fera pas le poids. Ils m'auront attrapé bien avant que je ne puisse m'occuper de lui. Alors qui est ce type qui semble si étrange.

-Non, merci, ça ira …


Mes dents grincent. Je sens la blessure de mon dos qui me lance. Genre c'est le moment. Allez, on se calme. Si ça se trouve, il ne pense à aucun mal. Il n'a peut-être même pas remarquer quoique ce soit.

-Vous êtes gentils, ou un peu zarb pour me proposer un chèque, mais j'en ai pas besoin et je n'ai pas de quoi l'utiliser. Les banques et moi, ça fait deux.

J'essaye de sourire mais je commence sérieusement à être mal à l'aise. je sens un million de regard sur moi, comme si tout le Commando était planqué à chaque coin de rue. Je déraille ! Et je deviens parano. J'ai besoin de calme, j'ai besoin de protection. J'ai besoin de mon feu ...



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Patrics Meadows

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MessageSujet: Re: Quand la nuit tombe et que les flamme s'allument   Ven 10 Sep - 11:27

    Visiblement, l’homme ne s’attendait pas à une telle proposition. Parce que quand Patrics relève les yeux, chéquier et stylo en main, il faisait vraiment une drôle de tête. Doigt de fée, eh ? C’est à son tour d’arquer un sourcil. La réaction de l’homme est un peu surprenante. Mais il n’y voit aucune attaque à son désir de rendre service; probablement que cet homme, comme il le croyait un peu plus tôt, n’a pas de compte en banque. Son ongle gratte sur son chéquier, mais il défait quand même le capuchon de son stylo. L’artiste regarde tout autour, comme inquiété par quelque chose. Le regard de Patrics, stoïque, parcourt la place. Rien que de très ordinaire à une heure comme celle-ci. Il hausse les épaules.

    -Non, merci, ça ira … Vous êtes gentils, ou un peu zarb pour me proposer un chèque, mais j'en ai pas besoin et je n'ai pas de quoi l'utiliser. Les banques et moi, ça fait deux.

    L’homme tente une esquisse de sourire, qui ne réussit pas vraiment. Même Patrics et son air de chien battu ne pourraient pas rivaliser avec un sourire aussi plat. Il pourrait s’offusquer de ce refus. Il pourrait essayer de comprendre pourquoi il refuse. Mais Patrics n’est pas curieux, et n’est pas du genre à s’offusquer de quoi que ce soit. Il se contente alors de hocher la tête, d’encapuchonner son stylobille et de le remettre dans sa poche, de chemise cette fois-ci. Le chéquier regagne sa place contre sa cuisse. Il fronce le sourcil. Proposer un chèque … Il a proposé un chèque à un parfait inconnu. C’est ce que ses parents auraient fait, eux, pour éloigner ce jeuner homme d’un quartier correct. Il voulait l’encourager, lui. N’est-ce pas que c’était ce qu’il voulait faire? Entre autres. Il voulait aussi ruiner l’Empire de sa famille. Il avait fait le premier pas dans cette direction en prêtant à la petite Kami Doyle, un prêt qu’aucun banquier ne lui aurait conseillé d’accorder. Elle ne le rembourserait pas. Il le savait. Et il s’en moquait. Il voulait seulement mettre le plus de distance possible entre lui et cette institution de malheur. Courir tête baissée vers la faillite de l’entreprise. Il avait déjà été en faillite personnelle, aux études. Il n’arrivait plus même au milieu du mois. Et pourtant il survivait. Ces vieux types gris qui travaillaient pour lui pourraient bien se débrouiller avec quelques millions de dollars en moins. Ça les obligerait à quoi ? Renoncer à leurs quatre chalets, à douze de leurs voitures de luxe ?

    -Tant pis pour vous, dit Patrics pour se tirer de ses pensées. Vos instruments sont sûrement vieux. Vous auriez sans doute aimé pouvoir vous en payer d’autres. Je ne proposais que de vous aider.

    Le chèque qu’il lui aurait signé aurait été assez substantiel pour lui permettre de vivre peinard pendant quelques semaines, et de renouveler son stock. Peut-être même de voyager en dehors de la région. Patrics avait vécu en dehors de la cité pendant le temps. Le monde y était légèrement moins hostile que dans les grandes villes comme celle-ci.

    -Mais peut-être que vous avez les moyens, en fait. Vous ne devez pas vivre de votre art. Vous devez bien avoir un autre boulot, en à côté.

    Il avait peut-être eu l’air de vouloir lui faire la charité. Mais ça n’était pas ce qu’il voulait. La charité, ça n’apportait rien. Lui, il aurait vu ce chèque plutôt comme une bourse, permettant à l’artiste de se perfectionner encore plus, d’optimiser ses performances. Mais il devait bien s’imaginer que tout le monde ne pensait pas ainsi.

    -J’espère ne pas vous avoir insulté, avec ma proposition.

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MessageSujet: Re: Quand la nuit tombe et que les flamme s'allument   Ven 24 Sep - 14:43

Ma peur est passé, enfin je recommence à sentir mon cœur. Cet humain, aussi fou qu'étrange a failli me faire passer l'arme à gauche. Mais maintenant je me détend, il n'y a pas de danger apparent. P as de fichu bouclette blond, pas de Commando, pas de Darius. Mes épaules retombent tellement que mon sac bâton en chute et s'écrase par terre. Je le regarde un instant avant d'éclater de rire. Ça fait tellement du bien ! Je dois passer pour un fou, encore plus que lorsque je avais peur mais peu importe. Je me sens tellement mieux ainsi, à laisser ma peur s'envoler.

-Tant pis pour vous. Vos instruments sont sûrement vieux. Vous auriez sans doute aimé pouvoir vous en payer d’autres. Je ne proposais que de vous aider.

Je glisse à un regard à les dit-outils désignés. Ils ne semblent pas que vieux, ils sont presque en morceaux. Les mèches tournent autour des bâtons, l'équilibre initial est tellement déplacé que j'en perd sur mon spectacle. Mes couteaux sont ébréchés de partout. Les manches de mes massues ont la traces de mes doigts imprimés à même le bois. Mais ce que cet homme ne sait pas, c'est que je les garde en attendant d'avoir terminer les prochains.

-Non, c'est pas ça, ne te méprends pas. C'est juste que j'aurais pas l'occas de l'utiliser et j'ai aucune envie d'aller négocier avec ses gars-là pour qu'il m'ouvre un compte

« Et que je me fasse embarquer par la même occasion. »

-Et quant à mes outils, je ne les achète pas. Je les fabrique moi même. Comme ça, au moins, je suis sûr de la qualité, et j'ai pas a aller m'engueuler avec les fabricants.


-Mais peut-être que vous avez les moyens, en fait. Vous ne devez pas vivre de votre art. Vous devez bien avoir un autre boulot, en à côté.

Ça aussi, ça devrait me faire mourir de rire

-Un boulot à côté ? non, absolument pas. Je passe déjà mes journées dans la rue, donc j'ai pas des masses de temps pour le passer dans un truc dans le genre. Mais je me débrouille assez bien pour rester en vie malgré tout.

-J’espère ne pas vous avoir insulté, avec ma proposition.

Décidément, je ne saisis pas ce gars. Il est trop étrange. Enfin je dis ça mais je suis aussi bizarre moi aussi

-Non, ce n'est pas ça. Je t'assure. C'est juste que c'est assez bizarre qu'un mec me propose un chèque alors que généralement, j'ai du mal à avoir des pièces. Sinon, je peux au moins savoir ton nom, histoire de le connaître.


Je tourne la tête, y a pas grand chose à faire dans le coin. Et ça me gonfle un peu de rester au milieu de cette place. Où pourrait-on se poser ? À un bar peut-être …

-Et si tu veux me faire plaisir, laisse moi t'inviter à boire un verre. Et c'est moi qui t'invite, d'accord ? J'ai besoin de m'asseoir.
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Patrics Meadows

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MessageSujet: Re: Quand la nuit tombe et que les flamme s'allument   Mar 12 Oct - 17:04

    Patrics apprit sans cacher sa surprise que c’était l’artiste lui-même qui fabriquait ses outils et ses accessoires pour son spectacle. Damne, c’est un art qui se perd aujourd’hui, songea-t-il. Cet homme est bien vaillant. Il se sentit toutefois un peu mal d’avoir critiqué l’état de ses instruments. Il était évident qu’ils étaient de bonne facture. Seulement, elles faisaient bien leur âge. Il devait les user depuis bien longtemps. Peut-être pourrait-il, puisque l’homme lui avait aussi appris – et c’était tout autant surprenant – lui fournir les matériaux nécessaires à ses prochaines fabrications. Mais avant d’offrir quoi que ce soit qui pourrait provoquer le rire – franc ? – de l’homme, il écouterait ce qu’il lui dirait. Ça lui éviterait de se mettre encore les pieds dans les plats.

    -Non, ce n'est pas ça. Je t'assure. C'est juste que c'est assez bizarre qu'un mec me propose un chèque alors que généralement, j'ai du mal à avoir des pièces. Sinon, je peux au moins savoir ton nom, histoire de le connaître.

    -Patrics Meadows.

    Propriétaire de l’Empire financier Meadows Inc. La première portion de l’entreprise fabrique et vend des armes à la pointe de la technologie. Mais cette partie de l’entreprise, Patrics n’y comprend rien. Il est contre la guerre et refuse de s’approcher de ces intérêts barbares. D’autres personnes s’occupent de cette portion de son héritage. Celle à laquelle il n’a pas pu échapper … c’est le groupe financier.

    -Et si tu veux me faire plaisir, laisse-moi t'inviter à boire un verre. Et c'est moi qui t'invite, d'accord ? J'ai besoin de m'asseoir.


    Patrics reste muet un moment. Avec tout l’argent qu’il a en poche, il devrait au contraire être celui qui invite. Mais cette invitation lui rappelle les années où il était toujours fauché et où, au final, il se sentait tellement mieux que maintenant. Alors une fois la première surprise passée, il hocha la tête.

    -Avec plaisir monsieur … Vous avez probablement un nom plus commun que Doigt de Fée ..?

    Du plat de la main, il chassa une mouche qui tournait autour d’eux depuis un moment et regarda autour d’eux. Il ne connaissait pas particulièrement bien la ville. Il n’était pas revenu ici depuis son enfance, et il n’était de retour en ville que depuis quelques semaines. Et avec tout ce foutoir juridique, il n’avait pas vraiment eu le temps de découvrir les endroits agréables de cette région.

    -Je vous suivrai. Je ne connais pas encore très bien le coin. Mais je serais plus partant pour un café que pour une bière, précisa-t-il.

_________________

Merci à Miyu-chan, de TP, pour ce kit.
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Doigt de Fée (Alex Funke)

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MessageSujet: Re: Quand la nuit tombe et que les flamme s'allument   Jeu 28 Oct - 14:18

-Avec plaisir monsieur … Vous avez probablement un nom plus commun que Doigt de Fée ..?

THE question que je redoute par-dessus tout. Mon nom. Bien que je sois presque sûr à cent pour cent que ce type ne soit pas un combattant et encore moins impliqué dans cette guerre, je ne peux pas prendre de risque ... Quoique je pense pas en prendre plus que quand je déclenche toutes les alarmes de la ville. Enfin bon, comment je peux décidé, là maintenant.

-Pour le moment, appelle-moi juste comme ça, c'est plus simple. D'ac Patrics ?


En même temps, je commence à me demander si emmener ce type dans un bar est une bonne idée. A part le fait qu'il a vraiment deux de tension, il semble aussi mou qu'une poupée de chiffon. Comment se débrouiller dans un bistro avec un gars pareil. C'était pas pour être méchant mais il se serait surement tué au bout de dix minutes max par un mec bourrin à gros bras qui voudrai se défouler. Alors où l'emmener pour éviter un pauvre massacre ?

-Je vous suivrai. Je ne connais pas encore très bien le coin. Mais je serais plus partant pour un café que pour une bière


D'une certaine façon, ça m'arrangeait. mais bon, il y avait plusieurs autres problèmes du coup.

-Euh, sans vouloir te commander, arrête de me vouvoyer, j'ai l'impression d'être super vieux, d'avoir presque 60 balais ! S'il te plait, tutoie-moi.


En remettant mon sac sur mon épaule, je jette un coup d'oeil aux alentours. personne. Pas de type à bouclettes blondes mais que des tavernes de gros-bras déjà à moitié bourrés. où est-ce que je vais l'emmener mon aristo léthargique.

-Euh, le café à cette heure-là, je sais pas où vraiment en trouver, à part dans les quartiers chics où j'irai laisser ma paye du mois pour une tasse, sinon ... je me voie pas aller dans un bar avec toi. C'est pas pour être méchant mais en cas de bagarre générale, je doute que tu puisse t'en tirer contre une montagne de muscle qui fait deux fois ta taille. alors je te propose ...

Est-ce que je vais vraiment lui proposer ça ? Oui.

-Un casse-dalle chez moi avec un café fait maison. mais on a un peu de marche à faire. A prendre ou à laisser mon ami.

Je lui tends la main en signe d'accord.
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