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 Without a soul [pv Kami]

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Domenic Theodore Darius

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MessageSujet: Without a soul [pv Kami]   Sam 24 Oct - 18:28



-Non mais vous pourriez faire gaffe, bande de mauviettes ! On dirait que vous n’avez jamais transporté de blessé, et pourtant ça fait quoi déjà ? TROIS SEMAINES qu’on voyage …

-Désolé chef. On fera plus attention, chef.

Darius laissa retomber la tête sur l’oreiller, maugréant et maudissant ses hommes d’être aussi abrutis. Trois semaines. Ça faisait trois semaines qu’il était réduit à l’inaction à cause de cette maudite jambe. Trois semaines qu’il ne pouvait rien faire et était réduit à donner des ordres depuis une couchette. Au moins, ils avaient atteint la ville : il le devinait à cause des nids de poule dans les rues. Saletés de routes mal entretenues. Ils étaient très loin de la capitale quand l’accident était survenu, et leur mission, pas tout à fait complétée. Alors on avait soigné sa jambe comme on l’avait pu, on avait prévenu l’infection, on l’avait gavé de soins et on avait redoublé de précautions au fil des jours, parce que son humeur ne s’améliorait pas. Même, il avait touché le fond depuis leur dernière tentative pour lui remonter le moral. Ils avaient fait venir une femme dans sa chambre pour le distraire, mais ça avait été un échec total et humiliant. Il se souvenait de l’accident, il pouvait encore sentir la morsure de la chenille du tank lui broyer la jambe. Il pouvait s’entendre pousser à nouveau ce terrible hurlement. Il pouvait encore ressentir l’horreur quand il avait vu le tank s’éloigner avec une tache de sang et de chair sur la chenille, et le reste de son membre écrasé dans l’herbe. Il avait vomi. Son propre tank. Celui là-même dans lequel il avait passé trois semaines en convalescence. Même pas un char de combat ! Il irait abattre la personne qui avait conçu ce véhicule. Comme de quoi il avait raison : aucun de ses hommes ne serait tué en combat, car les pires incidents surviennent quand on est calmement assis autour du feu de camp.

Le véhicule s’arrêta de tanguer soudainement et le soldat eu un sursaut quand la porte s’ouvrit, illuminant sa cabine. Il grommela en se couvrant les yeux. On lui présenta son fauteuil – amère humiliation – et il s’y traîna sans grande conviction.

-L’a intérêt à être doué le toubib que vous allez me présenter. Parce que si c’est un imbécile, vous allez tous le regretter, sacrément !

Ses hommes acquiescèrent en vitesse et à l’unisson. Mieux valait ne pas s’attirer sa colère. Mais la colère vint quand le fauteuil fut guidé vers une ruelle sombre et franchement crade. Darius eu un haussement de sourcil inquiet.

-J’entre pas là. On dirait une clinique d’avortement illégale !

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MessageSujet: Re: Without a soul [pv Kami]   Sam 14 Nov - 0:47

Ça sonne. Et si je laissais tomber une nouvelle gouttelette de ce produit dans ce récipient contenant un autre liquide jaunâtre, quel dégât provoquerais-je ? Une petite explosion, la destruction partielle ou totale de mon laboratoire, l’anéantissement de la ville, la destruction complète de la planète ? Ou, dans le pire des cas, aucune réaction. Ça sonne. Quelle foutaise, j’peux pas laisser ce suspense…en suspens, si ? Ça va m’obséder toute la nuit…si jamais je retirais ma main…Ça sonne…Oui, mais je dois vérifier mes calculs et m’assurer que tout est…Ça sonne…correct pour procéder à l’expérimentation…Ça sonne…

-OUAIS, JE SAIS, PAS LA PEINE DE SONNER À TOUT BOUT DE CHAMP, SALOPERIE DE…!

Agacée, je rejetais mes instruments et bondis hors de la chaise. C’est quoi l’idée de venir me déranger durant mon travail…et à cette heure ? N’importe quoi…Je fronce les sourcils et je me gratte la tête, m’interrogeant sur l’identité de ces inconnus emmerdants. À minuit, c’est pas l’heure de me passer une commande…C’est peut-être des créatures pas nettes pas propres qui veulent me piger…Méfiante, j’attrape un revolver d’argent sur la table de travail et l’active tout en me dirigeant lentement vers la porte d’entrée. Plantée devant, je regarde pensivement la surface métallique. Puis, j’avance une main, tend un doigt et…j’appuie sur un bouton. Aussitôt, un écran tactile apparaît à côté de la porte. Je vois des hommes immobiles dans la rue, l’un d’eux en chaise roulante.

-C’est qui ?

Les hommes ont à peine un sursaut. L’handicapé se redresse brusquement, comme s’il venait de recevoir une barre de métal dans le cul. Il a une couverture étalée sur ses jambes dont l’une est absence. Je fronce les sourcils et bougonne un peu.

-Je suis Domenic The…

-Ouais…ouais…J’sais vous êtes qui…vous étiez pas supposé arrivé plus tôt, m’sieur ?

Je le vois crisper sa mâchoire. Il braque sur la caméra un regard noir. Je souris. J’appuie sur l’écran. La porte s’ouvre dans un silence terrible. Elle coulisse et s’efface, ce qui me permet d’examiner les nouveaux clients avec un léger sourire.

-Bienvenue à vous, leur dis-je. Je vous prie d’entrer.

-J’entre pas à l’intérieur de ça, réplique subitement l’mutilé d’un air atterré. J’veux voir un vrai toubib!

Alors que les hommes se préparaient à faire bouger le fauteuil du grincheux, je me campe devant le p’ti con – même assis, il doit me dépasser – et je lui enfonce violemment la pointe de mon arme dans la poitrine. Puis, par principe de rajouter un certain effet à mon attitude, je m’approche dangereusement le visage de monsieur le ronchon.

-Toi…dis encore que tu veux un vrai toubib et je t’arrache ta dernière jambe, t’as compris? T’voulais une jambe, ben y a juste moi à des kilomètres à la ronde à pouvoir t’en coller une autre…Fec penses-y bien, l’bonhomme. Soit tu rentres et tu fermes ta gueule, soit tu t’en vas pis tu restes un infirme le restant de ta vie.

Satisfaite de ma jolie prestation, je pivote sur mes talons en prenant bien soin de fouetter le visage de Domenic The…Quelque Chose grâce à mes dreads.
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Domenic Theodore Darius

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MessageSujet: Re: Without a soul [pv Kami]   Ven 11 Déc - 11:42

La petite a des arguments convaincants, il doit le reconnaître. Il n’a pas envie de devenir un homme tronc parce qu’il a offensé une petite fille munie d’un bistouri, même si ses manières sont franchement mauvaises. Il fait signe à ses hommes de pousser le fauteuil à l’intérieur. L’enfant doit plaisanter. Ce n’est pas elle qui va l’opérer. Il va entrer, tout le monde va s’écrier « c’est la caméra cachée » et on va lui présenter un vrai toubib, avec des diplômes et surtout … l’âge d’exercer. Il affiche donc un sourire sûr de lui alors que la petite chose trottine en avant de lui avec ses dreads qui lui rebondissent dans le dos à chacun de ses pas. Il apprécie la vue. Elle a l’air bien faite. Quel âge elle doit avoir ? Quatorze ? Quinze ? Seize, maximum. Hey oh, il n’est pas con ! Il ne va pas draguer une fillette. Il n’est pas comme ça. Mais il est capable de reconnaître qu’elle a un petit quelque chose d’attirant. Ce n’est probablement pas son revolver. Quoi que … Il le regarde entre ses petits doigts. C’est un modèle qu’il n’a jamais vu, il a l’air fin et pourtant très résistant. Il se dit qu’il aimerait y jeter un coup d’œil un peu plus tard.

La fillette arrête leur progression dans ce qui ressemble à une petite salle opératoire. Il y a une table au centre –celle où normalement on couche un patient – qui est surchargée de livres et d’outils étranges. Le soldat frémit. Quand est-ce qu’ils vont lui dire que c’est une blague et rire tous ensemble ? Il commence à se dire que ce n’est peut-être pas une plaisanterie et que ses hommes – en qui il avait entièrement confiance avant ça – vont vraiment le laisser entre les mains de cette enfant. Ses doutes se confirment quand elle bouscule d’un coup tout ce qu’il y a sur la table et entreprend une stérilisation méticuleuse, non seulement de la table, mais aussi de ce qu’il y avait dessus.

-Vous me le faites passer dans la salle de stérilisation, s’il vous plait ? Je vais pas tripatouiller dans un corps qui a trainé un peu partout, moi.


Darius n’a pas envie de répondre quoi que ce soit. Il lance un regard noir à ses hommes, qui le poussent dans une petite antichambre. Il a l’impression que rien ne se produit. Visiblement c’est une sorte de gaz qui s’occupe du nettoyage. Il sent une odeur de propre autour de lui. Ça lui rappelle ces après-midi où sa mère nettoyait la maison de fond en comble. Il faudrait bien qu’il aille lui rendre visite. Il est en ville après tout. Après quelques minutes, il se sent un peu comateux, comme quand on prend des calmants. Il en oublie presque la situation présente – la fillette et le scalpel – et se dit simplement qu’il est très détendu. Il pense à des choses insignifiantes comme sa première dent de lait dont il se fiche éperdument.

La porte coulissante s’ouvre et la fille apparait. Elle porte une tenue blanche rutilante et un masque sur le visage. Elle fait rouler le fauteuil jusqu’à la salle d’opération. Il se laisse mollement poser sur la table par ses hommes et regarde le plafond.

-Enlevez-lui son pantalon. Vite … Le calmant ne dure pas très longtemps et il va probablement se remettre à bougonner …

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MessageSujet: Re: Without a soul [pv Kami]   Mar 22 Déc - 19:18

-Ou même que son jouet va peut-être réagir.

Les hommes dans la salle d’opération s’échangent des commentaires salaces vraiment pas géniaux sur la vigueur du membre masculin d’leur chef. J’ai presque envie de me boucher les oreilles pis de crier fort fort pour conserver ma chasteté auditive. Mais j’suis fichue d’avance. J’en entends des affaires, moi. J’fais du business avec des hommes machos qui vouent un culte au phallus ou avec des femmes beaucoup trop vulgaires, alors des cochonneries, j’en entends. Mais j’vous cacherais pas que les remarques ben grivoises dégueux m’font l’impression de tas poussière qu’on me jette au visage : faut que je me lave tout de suite après. C’est pas propre quand on y pense. Le sexe, c’est vraiment trop sale. Ya plein de sécrétion visqueuse qui ont un goût bizarre. Remaquez, j’ai jamais touché à ses sécrétions, j’suis pas comme ça moi.

-Faut que je joue près de là, moi. L’idée aussi de se faire couper la jambe à cette hauteur là.

J’fais claquer mes gants comme l’font les messieurs avant de mettre une main dans l’anus d’un client. Je souris pour moi-même, m’disant que ce machin-chouette Darius n’a probablement jamais eu le p’tit plaisir que toutes les filles réservent à leur conquête masculine, c’est-à-dire quelques doigts, voire un poing, là où j’pense. Ah moins que ce ne soit un militaire homo refoulé. Chez les militaires, y sont probablement tous gays. Sauf que maintenant, les femelles sont acceptées dans l’armée… mais y doit pas en avoir des tonnes. Pis j’pense avoir déjà entendu parler que la gang de Darius était formée uniquement d’homo-sapiens velus à la verge pas mal énergique.

Je dispose sur une table roulante tout plein de matériel. Je désinfecte le tout au moins quatre fois avant de me pencher sur l’bonhomme.

-Tenez le fort. Il risque de se débattre un peu.

Les messieurs se rassemblent autour de Monsieur Darius et me jettent des coups d’œil circonspects. Ouais, j’ai droit à ces regards incertains toutes les fois où j’ai des nouveaux clients. Y comprennent pas qu’une petite fille comme moi puisse être la meilleure de la ville. J’enlève la couverture qui recouvrait les jambes de Darius. Je demande aux messieurs de lui soutirer son pantalon, ce qu’ils font après quelques sourires ben dégueux. L’pénis de l’handicapé à une tache noire. Pis j’sursaute comme une folle.

-C’EST QUOI ÇA?!

Ils tressaillent tous et l’un d’eux, observant la chose immonde que je pointe, se permet un sourire en coin.

-C’est un tatouage. Il doit être bandé pour qu’on puisse le voir.

Un tatouage? Sur le pénis?

Écœurée, j’aboie à ces hommes l’ordre de se la fermer. Ils se taisent, visiblement choqués qu’une petite femelle de mon envergure ose les diriger. J’inspire bruyamment. J’attrape une serviette sur un comptoir derrière moi, la déplie, et la dépose pudiquement sur la bite flasque et tacheté de Quelque-chose Darius.

-Ce type est une plaie. Vraiment, murmuré-je, découragée. Bon, tenez-le.

Je débarrasse la jambe mutilée de ses bandages et examine minutieusement la blessure. Je désinfecte le tout. Le corps de Darius se raidit. Je l’entends grogner et lancer quelques imprécations. Une fois que je suis satisfaite, je vais chercher la jambe métallique pour monsieur. Bon… y faut commencer… ça risque d’être long et pénible.

-Comment il s’est fait ça, déjà?
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Domenic Theodore Darius

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MessageSujet: Re: Without a soul [pv Kami]   Mer 6 Jan - 9:54

-Ce type est une plaie. Vraiment, murmuré-je, découragée. Bon, tenez-le.

Le soldat ouvrit les yeux sur la table. Il n’était pas réellement inconscient – il lui faudrait une charge de bœuf pour l’endormir – et entendait vaguement ce qui se passait autour de lui. Il était comme sonné après avoir reçu un bon coup sur la tête. Mais il était conscient. Son corps le picotait. C’était un peu la même sensation qu’il ressentait en lieu et place de sa jambe perdue, vous savez, cette histoire de membre fantôme, avec certaines sensations qui donnent l’impression que le membre fauché est toujours là. Il fixa le plafond un long moment, un enchevêtrement de structures métalliques et de réseaux électriques complexes. Drôle d’endroit, pour opérer quelqu’un. Il baissa un peu les yeux, vit ses soldats autour de la table et une petite forme cachée derrière un masque. On n’est pas censés s’attacher les cheveux avant d’opérer ? Il veut lever un doigt pour le faire remarquer, mais il ne sent pas son bras et sa bouche est molle comme de la guenille.

-Comment il s’est fait ça, déjà?

Quelques hommes ricanent. Darius fronce les sourcils, se demande si ses hommes auront la sagesse d’épargner son orgueil. Visiblement, non.

-Un de nos tanks lui a roulé dessus.

Merci … songe-t-il, préférant fermer les yeux. Il croit que la femme médecin dira un truc pour l’humilier, mais elle garde le silence. Seigneur … Ils pourraient au moins dire comment c’était arrivé. Il ne s’est pas JUSTE fait rouler dessus par un de leur tank. Le tank s’en venait et allait écraser un de leurs hommes qui était coincé. Darius l’avait sauvé. Et y avait perdu la jambe. Mais ses soldats préféraient ne voir que l’aspect ironique de la chose : son artillerie qui se retourne contre lui.

-C’est quoi le modèle du tank ? demande la fille. Il y en a qui sont plus faciles que d’autres à diriger.

Merci, songe sincèrement le soldat. Il n’avait lui-même jamais voulu blâmer celui qui conduisait l’enfin au moment de l’accident.

-D2.46, répond l’un de ses hommes.

La doctoresse – ou la trafiqueuse d’organe, qui sait – a un petit rire bref, presque méprisant.

-C’est un des modèles de mon père. Il pense à l’artillerie mais il pense pas aux manœuvres rapides, ce plouc. Et pourtant tout le monde s’arrache ses créations …

À ce moment, une espèce de décharge de douleur s’infiltre dans tout le corps de Darius par le moignon de sa jambe. Par cet influx nerveux, tout son corps sort de sa torpeur, et sa bouche, plus du tout molle, laisse échapper un hurlement terrible. Il se redresse, voit un fil rattaché à sa l’intérieur de sa cuisse et à une structure métallique qui ressemble à une jambe, d’où pendouillent une multitude d’autres fils.

-J’vous avais dit de le tenir ! Bande de ploucs !

-Il avait l’air tranquille … dit un des gars, penaud, alors qu’ils s’approchent pour empoigner leur lieutenant par les épaules et le plaquer sur la table métallique et froide.

-C’ÉTAIT QUOI, ÇA ?!

La petite bonne femme soupire et se penche sur lui en pointant un index menaçant.

-J’ai jamais dit que ce serait une partie de plaisir, vieux. Connecter les terminaisons artificielles de la jambe avec les tissus nerveux de ton corps, ça ferait hurler un ours. C’Est pas ma faute si tu réagis pas à l’anesthésiant !

Le petit peu de sympathie qu’il avait pour la bonne femme venait de disparaitre.

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MessageSujet: Re: Without a soul [pv Kami]   Sam 23 Jan - 18:30

Y crie. Vraiment trop fort. J’en échappe mes instruments sa civière pis j’saute jusqu’au plafond. C’est quoi ça?! Il gigote, il se trémousse, il balance son autre jambe pis ses deux bras de tout côté. Je tiens fermement sa cuisse mutilée, pour éviter que ça bouge pis que les fils se débranchent. Putain. Je lance un coup d’œil méchant aux soldats qui ont les bras le long du corps. Saleté de militaires incompétents, normal qui en a un qui se fait écraser une jambe.

-J’vous avais dit de le tenir ! Bande de ploucs !

-Il avait l’air tranquille…, chigne un des types en se grattant la tête.

-Tranquille? TRANQUILLE? Tenez-le pis si j’en vois un desserrer sa prise, je le cloue au mur!

Les mecs me dévisagent, m’évaluant pis s’échangent des sourires complices. Ouais, j’vais tous les clouer au mur, pis mitrailler leur pénis mou. J’aboie un ordre, ils sursautent pis s’exécutent. Ils plaquent rudement leur bonhomme contre la surface métallique.

-C’ÉTAIT QUOI, ÇA ?! s’époumone rageusement le Darius pas content – j’crois même qu’il positionne.

Ils me laisseront jamais terminer ma job, ceux-là. Je soupire, esquisse un air menaçant, me penche vers mon patient pis je le gronde en brandissant un doigt sévère dans sa direction. Non mais ça va suffire les jérémiades?! Le monsieur super musclé a visiblement pas l’air heureux dans la vie, même qu’il me jette des regards meurtriers. Wooooooooooooo là! Moi, en bonne fifille, je le soigne, et lui trouve le moyen de m’en vouloir. Mocheté de militaire de caca.

-J’ai jamais dit que ce serait une partie de plaisir, vieux. Connecter les terminaisons artificielles de la jambe avec les tissus nerveux de ton corps, ça ferait hurler un ours. C’Est pas ma faute si tu réagis pas à l’anesthésiant !

J’affiche une petite moue de gamine contrariée avant de me replonger dans ma tâche. Le Darius grommelle, hurle quand j’enfonce mes doigts dans sa plaine – et j’y vais pas doucement -. Il a fallu que je scalpe les croutes de sang qui s’étaient refermées sur le moignon pour avoir accès aux membres intérieurs. D’une main vive, je rapproche la jambe métallique, j’attrape un gros fil noir aussi rigide de l’os pis je l’imbrique dans la vraie jambe du blesse. À ce moment-là, la jambe s’active, des pinces jaillissent de haut de la jambe artificielle et se figent dans la chair rouge.

Chose Darius pousse un hurlement bestial.

-Bon… première étape réussie. Tassez-vous les gars.

Je pogne l’une des extrémités de la civière et conduis le patient - qui vocifère des méchancetés à mon encontre – vers une salle dans le fond de mon laboratoire. C’est une pièce sombre dont la seule lumière provient d’un bassin en vitre. Rapidement, je vais chercher sur un bureau un masque que j’applique sur le visage de mon militaire pis je vais vers l’un des murs, appuie sur des touches tactiles pour mettre en marche l’une de mes petites inventions. Le robot de la pièce, une machine reliée au plafond, élève ses deux bras immenses, empoigne la civière qu’elle va descendre dans le bain. Le liquide incolore submerge le bonhomme.

-Le masque te permet de respirer. Le liquide va servir à purifier le tout pis à faciliter la fusion entre ta cuisse et ta jambe métallique. Y va s’imprégnait en toi, favoriser la guérison et tout ça. La douleur devrait diminuer, pas disparaître attention, que je dois à mon patient qui me jette des regards fous du fond de sa petite trempette. Ça va seulement faire moi mal. Bon… pendant que ça agit, vais aller nettoyer mes instruments. Mon robot va te sortir de là dans une trentaine de minutes. Amuse-toi ben.
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MessageSujet: Re: Without a soul [pv Kami]   Dim 31 Jan - 14:56

    Le soldat n’a pas souvenir d’avoir autant souffert durant toutes les années passées à exercer ses fonctions de militaire. Et Dieu sait qu’il en a vu, des choses. Cette chose, qui s’accroche à sa jambe de l’intérieur, il a du mal à croire que ce ne soit que du métal. Il jurerait que c’est doté d’une vie propre. Mais il se rabat sur la raison : cette chose est une machine et ne bouge que parce que cette fillette a appuyé sur un bouton. Surtout, ne plus la laisser toucher à quoi que ce soit une fois qu’il sera à nouveau maître de lui-même. Pour l’instant, il est couché dans ce bassin qui est censé calmer un peu sa douleur et aider son corps à mieux guérir, potentiellement le renforcer. Cela fait presque trente minutes et il se sent étrangement détendu. Même si la douleur est présente, il se dit que ça doit faire des années qu’il n’a pas pris le temps de se détendre dans un bain. Des années qu’il ne s’est pas amusé à plonger la tête sous l’eau pour entendre le monde « comme un fœtus » comme disait sa mère. Elle lui disait qu’un bébé, dans le ventre, entendait comme s’il se trouvait sous l’eau. Le temps lui manque pour ce genre de petits plaisirs. Il est toujours en déplacement. C’est à peine s’il a le temps de cligner des paupières quand il prend une douche tellement tout doit être fait vite et bien. Ce n’est pas une vie, lui dit sa mère chaque fois qu’il rentre à la maison pour quelques jours. Bien entendu, ces vacances sont toujours écourtées pour quelque raison que ce soit. Et elle le lui reproche sans arrêt. Elle aurait aimé qu’il ne devienne pas soldat, qu’il reste à la maison avec ses sœurs pour l’aider à élever la famille. Ça aurait été une alternative de vie très intéressante. Mais il avait besoin de l’action pour vivre. Du risque, de l’hémoglobine et de l’adrénaline. Il avait toujours eu besoin d’être au centre de l’action. Il ne pouvait pas se contenter de la regarder de loin, ou d’en entendre parler. Et puis il était utile pour sa patrie. Il était reconnu. Il ne pouvait pas demander mieux.

    Il sentit tout d’un coup un courant d’air sur son corps. Il ouvrit les yeux. La plateforme sur laquelle il se trouvait était soulevée par la machine du plafond. Rapidement, il fut au sec. Mais son corps était toujours humide et il avait froid. Il réprima un frisson quand, tournant la tête, il aperçut la jeune femme. La machine l’avait soulevé jusqu’à hauteur de son visage. Elle fit un drôle de petit sourire puis se dandina – c’était bien le mot – jusqu’à sa jambe, qu’elle tâta. Elle avait eu raison : la douleur s’était calmée. Elle était présente, mais plus sourde et donc plus supportable pour lui. Le masque se sépara de son visage et il put à nouveau respirer de l’air, du vrai, pas celui que lui insufflait un tube. La fille inspectait le métal, le regardait, tendait la main pour tâter, vérifier que tout était parfait.

    -T’as l’air de faire du bon boulot.

    Le soldat avait lâché ce commentaire de bon gré. Après tout, des enfants prodiges comme celle-là – pour posséder un tel laboratoire et de tels équipements, il ne doutait pas qu’Elle en soit un – il faut les féliciter. Parce que sinon ils deviennent aigris, revêches et arrêtent de produire des merveilles. Bon. C’est qu’une jambe, en fait. Pour qu’il puisse marche. Mais la structure métallique est imposante. Il n’a fait que l’apercevoir un peu mais ça a l’air vachement plus complexe que les prothèses qu’on voit habituellement.

    -Dans quelle école t’as appris tout ça ?

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MessageSujet: Re: Without a soul [pv Kami]   Mer 24 Mar - 21:35

-T’as l’air de faire du bon boulot.

Certain que j’fais du bon boulot, espèce de gros gnochon. Tu penses tu qu’une fillette de mon genre pourrait arriver jusqu’ici avec un talent de marde? Pis j’ai pas juste l’air, j’en fais du ben bon travail, assez pour que les scientifiques et les mécanos de toute sorte s’ébahissent devant mes capacités extraordinaires – ou plutôt me dénigre parce que je suis trop jeune, que supposément j’sais pas ce que j’fais et tralali et tralala. Et là, pendant que je lui enfile une tenue décente – faut pas charrier, hein, je le matte pas… y fallait qu’il soit à poil, tout nu, ben ben nude… J’suis pure, moi, l’ai pas regardé… ou peut-être un ti peu, mais c’est rare qu’il y a des mecs canon super nus dans mon labo. Tsé, quand l’occasion se présente, faut en profiter au maximum, nah? Pis tsé, j’suis tant une vicieuse : j’fais que regarder, j’toucherais jamais cette bite monstrueuse qui doit faire le diamètre de mon poignet. J’toussote, ouais bon, tout ça pour dire… pour dire quoi?

-Dans quelle école t’as appris tout ça ?

J’lui garroche un coup d’œil vachement amusé. Ouais, qu’est-ce que tu ferais si jamais je t’avouais que j’ai jamais étudié dans les grandes universités, que tout mon savoir me vient de mes expériences personnelles, de mes aptitudes super malades mentales et de ma chance… et un peu des connaissances de mon père, j’avoue. Je lui dépose pudiquement une serviette sur son entre-jambe gigantesque, lui sèche un peu la peau avec un tissu tout doux tout douillet – tout en prenant bien soin de ne pas le toucher même si j’porte des gants de toubib hauts jusqu’à mes aisselles… les maladies, on sait jamais à quel détour elles se cachent. La jambe artificielle s’est ben fixée au bout de moignon de la cuisse de Darius.

-Aucune, dis-je, optant pour la sincérité. Mon père m’a appris ce qu’il savait et pour le reste, j’ai patenté pas mal. Mais, oh attention!

Je lui balance un tout mini rikiki petit doigt sous le nez, question de l’impressionner. À voir sa tronche, ça lui fait ni chaud ni froid de se faire menacer par mon doigt. Idéalement, faudrait que je m’achète le livre « Intimider pour les nuls : apprenez les dix leçons indispensables! » Serait chouette. Je me secoue, pis me rends compte que le militaire me dévisage avec de grands yeux ahuris.

-Tu dois sûrement te dire que c’est pas possible, que j’ai probablement un diplôme caché kel part dans le labo… un certificat, un permis… n’importe quoi, mais non. J’suis jamais vraiment allée à l’école. L’école, ça pue. Les autres élèves sont jamais assez vite, y posent toujours des questions… c’est trop lent. Fec j’étudie de mon bord, pis fuck les diplômes. C’est rien que des bouts de papier sans importance. Allez, inquiète-toi pas beau gosse, ce que je viens de te faire là, c’est un chef d’œuvre.

Le robot a déposé mon patient sur la civière, celle que je vais glisser jusqu’à l’autre porte. Les mammouths taciturnes se raidissent à l’arrivée de leur patron, s’approchent de la civière et s’informe sur l’état de leur colonel-sergent-commandant-j’sais-pas-trop-quoi-tant-que-le-grade-est-plus-haut.

-Il va bien, va juste falloir qu’il reste ici pendant quelques semaines. Y doit s’habituer à sa nouvelle jambe et j’dois lui montrer comment ce tas de métal fonctionne. Pis toi – j’pointe un doigt particulièrement intimidant en direction de mon client – pas question de rouspéter. Tu restes icitte, parce que si je te laissais aller te balader comme ça, tu risquerais de faire sauter toute la ville. Ya des bombes, des grenades, des fusils dans ta jambe toute neuve. Moi, on m’a commandé un gadget ben ben fort qui pourrait servir d’arme. Je t’ai préparé une chambre, au fond. Mais tes colosses restent pas : un homme ici pis c’est ben suffisant.
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MessageSujet: Re: Without a soul [pv Kami]   Ven 2 Avr - 14:15

listening to The Cure - [Untitled track]


    -Aucune. Mon père m’a appris ce qu’il savait et pour le reste, j’ai patenté pas mal.

    Aucune … Il faut un moment au cerveau du soldat pour analyser cette information. Patenté pas mal. Cette gosse venait de lui jouer dans la jambe, de lui installer une machinerie complexe reliée à ses nerfs et elle lui avouait comme ça, sans gêne, qu’elle n’avait pas étudié et avait « patenté pas mal » !? Il foudroya ses hommes du regard. Ils l’avaient amené ici en lui assurant que ce scientifique était un professionnel. Et il se retrouvait entre les mains d’une fillette à peine sortie de ses couches qui y allait au pif avec son tournevis ! Dans sa jambe, bon sang ! Il avait entendu des histoires d’horreur de soldats qui avaient perdu leur autonomie physique à cause de médecins incompétents. Il examina sa jambe puis, allant pour braquer son regard torve sur la jeunette, il se retrouva face à un index ganté et menaçant.

    -Mais, oh attention!

    Et la voilà qui lui explique que l’école, ce n’était pas son truc, mais qu’elle avait gagné des concours, qu’elle était un véritable génie. Disons que dans le genre humble, il s’était fait plus discret, déjà. Même lui ne se vante pas tant de ses exploits guerriers. Il soupire, écarte son index de son visage. Mais à peine ouvre-t-il la bouche pour protester qu’elle s’est tournée vers ses hommes, le coupant dans son élan. Elle est détestable. Une gamine pourrie gâtée qui se fiche bien des gens autour d’elle. Le militaire se renfrogne alors qu’elle éloigne de lui ses soldats. Ils ne vont quand même pas le laisser tout seul avec cette folle parce qu’elle le leur ordonne ?! Ils sont sous ses ordres à lui. Il bombe le torse, mécontent. La jeune fille revient vers lui après avoir enfermé dehors son commando.

    -Pis toi…

    Elle pointe à nouveau son index ganté vers lui, d’un peu plus loin au moins cette fois.

    -Pas question de rouspéter. Tu restes icitte, parce que si je te laissais aller te balader comme ça, tu risquerais de faire sauter toute la ville. Ya des bombes, des grenades, des fusils dans ta jambe toute neuve. Moi, on m’a commandé un gadget ben ben fort qui pourrait servir d’arme. Je t’ai préparé une chambre, au fond.

    Une chambre … Apprendre à se servir de sa jambe ? Non mais il en a vu d’autres ! Il ne va pas se laisser impressionner comme ça. Qu’est-ce qu’elle a de si spécial, cette maudite jambe ? Il n’arrive même pas encore à la considérer comme la sienne. Ça le picote. Ça répond au mouvements amorcés par sa cuisse, mais il sait que ce n’est pas à lui. C’est un corps étranger. Comme quand, après une fusillade, tu dois continuer à avancer en sachant très bien que tu as une balle de fichée quelque part. C’est la même fucking idée. Il grommelle, observe le métal. Il remarque toute la subtilité de l’alliage et sa légèreté apparente malgré tout ce que la fille vient de lui énumérer. Des bombes ? Il demande à voir. Mais la question qui le travaille le plus, ce n’est pas ça. Son front se creuse de plis soucieux, ses sourcils se froncent un peu plus et sa bouche prend la forme d’une moue ennuyée. Il ne tourne pas le regard vers la p’tite. Il pose la question qui lui brûle les lèvres.

    -Quand est-ce que je pourrai retourner en mission ? J’ai jamais supporté de rester inactif bien longtemps.

    Il espère aussi qu’elle a de quoi l’occuper, dans ce laboratoire. Quelque chose pour dépenser son énergie d’homme en pleine forme, malgré qu’il soit estropié.

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